Historique
Véritable pépinière de champions, les régions de Québec et de la
Chaudière-
Appalaches
ont développé un nombre incroyable d’athlètes de très haut
niveau
au fil de l’histoire. Le Gala Victoris Desjardins a inscrit quelques centaines à son
palmarès
d’honneur depuis le début. Les anales sportives font état de la reconnaissance
officielle de l’athlète de l’année dans les régions de Québec et de la Chaudière-Appplaches
au milieu des années 50. Le regroupement des journalistes sportifs de l’époque en a
instauré la pratique et la cérémonie d’investiture emprunte alors un scénario
plus ou moins élaboré selon les moyens disponibles.
Vainqueur de la traversée du Lac-Saint-Jean en 1955, le nageur Jacques Amyot
est le premier à inscrire son nom dans cette chronologie rétrospective qui commence
en 1956.
Cette année-là, des démarches d’incorporation sont entreprises et naît, en 1968,
la Galerie sportive de Québec. Après le décès de son premier contrôleur et pour honorer
sa mémoire, le nouvel organisme remet le Trophée J. Émile Dion à l’athlète de l’année.
En 1969, Bernard Turcot, qui s’est illustré en canoë-kayak, devient le premier récipiendaire
du symbole désormais attribué au sportif par excellence de la grande région de la Capitale.
Le premier véritable Gala de l’athlète de l’année a lieu en 1971.
Sélectionnée parmi 10 finalistes, Jojo Carrier, la nouvelle coqueluche
de la nage
synchronisée au Canada, devient le premier athlète de l’année
à être reconnu par
ses
pairs devant un large auditoire. Devant l’ampleur du nouveau défi, la Galerie
sportive
tend la main aux Sportifs de
Québec, un groupe qui a le vent dans les
voiles à l’époque.
Alors s’amorce le grand
virage dans la façon de faire avec
l’implantation de la formule
que l’on connaît
aujourd’hui. Plus d’une centaine
de dossiers de candidature sont soumis.
Le grand déclic survient en 1973. Le concept d’une soirée prestige au Château Frontenac
rallie tout le monde. De plus, les mérites seront rapportés en direct par la télévision de Radio-Canada. Cette soirée se tiendra dans ce prestigieux hôtel pendant sept années consécutives.
En 1979, Pierre Harvey, une révélation des premiers Jeux du Québec de Rivière-du-Loup, en natation, décroche l’or pour ses performances en cyclisme. Ce premier podium pour l’athlète originaire de Rimouski, en fera le dernier récipiendaire du Trophée J. Émile Dion.
Le Mémoris fait son apparition en 1980.
L’appellation Mémoris vient du latin et signifie
« à qui on est reconnaissant ».
Médaillé d’argent sur 1 000 m lors des Jeux olympiques de Lake Placid, le patineur
de vitesse, Gaétan Boucher, est le premier athlète à recevoir la nouvelle statuette remise
aux gagnants.
En 1982, après une implication assidue de 14 ans, les co-promoteurs du
Gala, la Galerie sportive
de Québec et les Sportifs du Québec, passent le flambeau de
l’organisation à Sports internationaux de Québec. Un autre changement qui marque une
nouvelle évolution du rendez-vous annuel de l’élite sportive. On reconnaît la nécessité
de mettre en valeur les performances collectives et de rendre hommage aux forces
indispensables à toute réussite sportive. Trois distinctions sont donc ajoutées au
palmarès d’honneur : l’équipe, l’entraîneur et le bénévole de l’année.
Jojo Carrier, nage synchronisée, remporte le titre d’entraîneur; Roméo Mailloux,
ski et cyclisme, est le premier bénévole officiellement reconnu pour son dévouement;
le Sélect, Club d’excellence en natation de l’Université Laval, se voit décerner le prix
de l’équipe de l’année pour leur relais 4 fois 50 m libre.
En 1989, on invite le public à choisir l’athlète de la décennie 80. Devenu le Canadien
ayant remporté le plus grand nombre de médailles olympiques, le patineur de vitesse
Gaétan Boucher obtient la faveur populaire.
En 1990, après le retrait de Radio-Canada, son télédiffuseur habituel, le Gala de l’athlète
de l’année fait place à la Soirée Mémoris. Une autre évolution par laquelle les organisateurs envisagent dorénavant d’accorder la même importance à toutes les catégories
inscrites au palmarès annuel.
1993, année du 25e anniversaire de la soirée gala, Myriam Bédard, décroche
son
deuxième Mémoris d’or. L’année suivante, son troisième sacre à la soirée
gala de
Québec vient couronner la Reine des Jeux du Lillehammer.
Caroline Brunet, kayakiste de Lac-Beauport, a remporté le Mémoris d’or six
années
d’affilée étirant sa domination de 1995 à l’an 2000. Un record absolu
qui ne sera vraisemblablement jamais battu.
Il faut aussi souligner le travail souvent ingrat et obscur mais combien nécessaire
de l’armée de bénévoles qui se sont relayés autour de quelques inconditionnels pour
organiser l’événement et assurer sa continuité au fil des ans.
En 2008, le Gala Victoris Desjardins a célèbré son 40e anniversaire. Une page d’histoire s’est tournée tout en renouvelant sa marque et son identité visuelle. Une innovation créée par une nouvelle marque qui vise à rassembler tous les intervenants du domaine sportif des régions de Québec et de la Chaudière-Appalaches. Une marque synonyme d’excellence et de victoire personnelle et où la passion, le dépassement de soi et la persévérance y font partie intégrante. Dean Bergeron fut le premier athlète paralympique à remporté le titre d’Athlète de l’année.
Victoris, la reconnaissance du dépassement sportif.
Événement incontournable, il a permis notamment de reconnaître et de rendre un hommage bien mérité à des athlètes ayant atteint les plus hauts standards mondiaux tels que Jacques Amyot, Jojo Carrier, Sylvie Fortier, Gaétan Boucher, Pierre Harvey, Sylvie Bernier, Philippe LaRoche, Myriam Bédard, Caroline Brunet, Charles Dionne, Mélanie Turgeon, Marie-Hélène Prémont et Kalyna Roberge, ainsi qu’à de nombreux intervenants sportifs de nos régions.
Qui seront les prochains qui laisseront dans l’histoire sportive des régions
de Québec et de la Chaudière-Appalaches? L’historique, ici présenté, fut tiré de la vidéo réalisée à l’occasion des 35 ans du Gala de l’athlète
de l’année par M. Gérard Potvin, en collaboration avec M. Alain Simard et Mme Hélène House. |